Familly Reunion

NU SOUL De toutes les chanteuses soul de la nouvelle génération, Jill Scott est ma préférée. A une voix soul-jazz quasi parfaite- véritable tornade en puissance, capable de tout emporter sur son passage lors de ses performances live - s’ajoute une plume habile et subtile qui laisse apparaître une sensibilité poètique très poussée. La jeune femme parle d’amour d’une manière qui me touche, car très proche de ma réalité… ce qui nous change de la grosse soupe r’n'b auquel nous avons été habitués ces 15 dernières années. Tiré de son deuxième album Beautifully umanity, Familly Reunion est une chanson qui me rappelle cette ambiance si particulière des bar-b-q à l’américiane, où tout le quartier est de la partie, avec salade de pomme-de-terre et sauces maison, les petites filles noires en nattes, les plus vieux buvant de la bière dans un sac de papier brun et musique soul émanant d’un vieux poste radio.

Killin’ Me Softly

Cette annnée au Montreux Jazz Festival, il y avait un seul concert que je ne voulais absolument pas manquer. C’était celui de Roberta Flack qui malgré le décés imprévisible de sa soeur le jour même, se pointa vendredi soir sur les planches de l’auditoire Mile Davis. Le grand absent de la soirée c’était moi, j’avais d’autres obligations. Killin’ Me Softly fut remis au goût du jour par les Fu-Gees en 1996. Aux USA, à l’époque de sa sortie originelle en 1973, ce dernier était resté n°1 pendant 5 semaines. Ce qui à l’époque - et encore aujourd’hui - n’est pas rien pour une chanteuse noire. J’ai hésité entre ce titre et I Feel Like Makin’ Love, légèrement moins connue et qui est assurément l’une de mes chansons préférées. Mais Killin’ Me Softly était plus représentative de mon humeur du jour, puisque c’est aujourd’hui que je mets enfin en ligne ce blog dont cette chanson pourrait être l’hymne. Ce blog parle justement de chansons, de mélodies et de mots - qui par la magie que seule la musique sait procurer - arrêtent le temps et nous racontent notre propre histoire. Killin’ me softly with his song, tellin’ my own life with his words…

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Look good in leahter

Sorte d’hybride urbain et post-moderne de Jimi Hendrix, Cody Chesnutt est un soulman exentrique, ténébreux et à mon sens, plutôt perturbé. Même s’il a été encenssé par une certaine critique, face à celui qui fut découvert par The Roots, je reste tout de même sceptique. Sentiments mitigés entre appréciation et rejet… Look good in leather est un morceau plutôt bon dont le texte laisse deviner toute la complexité égocentrique du personnage… à vous de juger.

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He cursed me

Si j’habitais à San Fransisco, c’est sûr, je serai amoureux de Nedelle, chanteuse folk à la voix fragile dont le répertoire s’étend de la soul à la bossa nova. Mais son territoire de prédilection reste cette folk californienne dans laquelle la jeune femme ne produit que des merveilles. He cursed me, est une ballade soul-rock qui raconte les difficultés à baisser ses gardes quand on rencontre un amoureux potentiel… J’écoute en boucle.

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Blinded by the lights

The Streets est à la “grande musique”, un peu ce que le fish’n'chips est à la gastronomie. On est conscient que c’est n’est pas ce qu’il y a de meilleur, mais ça n’est pas pour autant qu’on voudrait s’en passer. C’est qu’il y a derrière les mélodies naïves de l’Anglais un véritable talent de griot urbain. Et quand le hip-hop commence enfin à baisser sa garde et montrer un visage vulnérable à dimension humaine, on ne va tout de même pas se plaindre.

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Hey Girl

Estelle - sorte de Lauryn Hill à la sauce anglaise - débarque sur le continent avec force et fracas. La chanteuse mêle à une attitude hip-hop, un joli brin de voix qui rappelle les plus grandes. Sa musique passera-t-elle pour autant l’épreuve du temps ? Estelle est charmante, mais son son est sûrement trop lisse pour me séduire à long terme. Il n’empêche que j’y prends un certain plaisir, et peu importe finallement si je vais m’en lasser rapidement… Hey Girl ! est une chanson un peu rude qui dit à qui veut bien l’entendre que derrière leur masque de “dur-à-cuire” les garçons sont souvent plus fragiles que les filles au moment des ruptures amoureuses. Le pire c’est que je m’y reonnais un peu…

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Feelin’ good

Chanteuse, pianiste, compositrice, mais aussi docteur ès musique et droits humanitaires, Nina Simone, décédée il y a 2 ans, était une interprète à la voix unique, touchante et parfois boulversante. Très écléctique, son répertoire s’étendait du jazz à la chanson française, en passant par le folk, la pop et bien sûr la soul.

Freedome is mine and you know how I feel…
It’s a new dome, it’s a new day, it’s a new life for me !
Yeah it’s a new dome, it’s a new day, it’s a new life for me !
Wow ooh ooh ooh
And I’m feelin’good !

-Feelin’ good de Nina Simone

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